Notre histoire 

"De Théodore LANDRE à nos jours "

 

L’histoire de la famille LANDRE commence à Morne-à-l'Eau au début du XIXe siècle.
Notre ancêtre Théodore Landre, né en 1803, a traversé l’une des périodes les plus marquantes de l’histoire de la Guadeloupe : l’abolition de l’esclavage en 1848.
De cette épreuve est née une lignée marquée par la résilience, le travail et la solidarité.

 

 

Le 27 mai est la journée de l'abolition en Guadeloupe, date anniversaire de la proclamation de la liberté générale par le gouverneur en 1848. 

De ces chaînes brisées est née la force d’une famille déterminée à transmettre dignité et espoir.

 

 

De l’esclavage à l’abolition : une page décisive de l’histoire des Antilles
Pendant plus de deux siècles, les Antilles françaises comme la Guadeloupe et la Martinique ont vécu sous le système de l’esclavage. Ce système reposait sur l’exploitation d’hommes, de femmes et d’enfants africains déportés de force vers les colonies pour travailler dans les plantations.
La traite et l’arrivée des esclaves
À partir du XVIIᵉ siècle, la France participe activement à la traite transatlantique. Des millions d’Africains sont capturés ou vendus sur les côtes d’Afrique puis transportés dans des conditions terribles vers les Amériques. Ce commerce, appelé Transatlantic Slave Trade, constitue l’un des plus grands drames de l’histoire humaine.
Une fois arrivés dans les colonies, les esclaves sont vendus aux propriétaires de plantations et contraints de travailler dans les champs de canne à sucre, de café ou de cacao. Leur vie est régie par le Code Noir, un ensemble de lois qui organise l’esclavage dans les colonies françaises.
Les esclaves n’ont aucun droit : ils sont considérés comme des biens appartenant à leurs maîtres.
Résistance et lutte pour la liberté
Malgré l’oppression, les esclaves n’ont jamais cessé de résister. Certains fuient les plantations pour vivre libres dans les montagnes ou les forêts : on les appelle les marrons.
D’autres se révoltent. Les idées de liberté, diffusées par la French Revolution, atteignent aussi les colonies. Ces idées alimentent l’espoir d’une société plus juste.
Les premières abolitions
En 1794, pendant la Révolution française, l’esclavage est aboli une première fois par la National Convention. Cependant, cette liberté est de courte durée. En 1802, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage dans les colonies françaises.
Les esclaves sont alors replongés dans le système de servitude.
L’abolition définitive de 1848
Il faut attendre le milieu du XIXᵉ siècle pour que l’esclavage soit définitivement aboli. Grâce au combat des abolitionnistes et aux révoltes dans les colonies, la France met fin à ce système en 1848.
Le décret d’abolition est signé par Victor Schœlcher, sous l’autorité du gouvernement provisoire de la République. Cet événement historique est connu sous le nom de Abolition of Slavery in the French Colonies.
Plus de 250 000 esclaves dans les colonies françaises deviennent alors des hommes et des femmes libres.
Une nouvelle identité pour les anciens esclaves
Après l’abolition, les anciens esclaves doivent choisir ou recevoir un nom de famille. C’est à ce moment que beaucoup de familles antillaises acquièrent leur patronyme, transmis ensuite de génération en génération.
Ces noms deviennent le symbole d’une nouvelle identité et d’une nouvelle dignité retrouvée.
Pour de nombreuses familles de Guadeloupe, comme la famille Landre, cette période marque le début d’une nouvelle histoire : celle d’hommes et de femmes qui, malgré les difficultés, ont construit leur vie, leur famille et leur avenir dans la liberté.

 

L’histoire de la famille LANDRE prend racine en Guadeloupe au début du XIXᵉ siècle avec Théodore Landre, né vers 1802 à Morne-à-l’Eau, en Guadeloupe. Né dans l’esclavage, il appartient à cette génération d’hommes et de femmes qui ont traversé l’une des périodes les plus difficiles de l’histoire des Antilles.
En 1848, l’abolition de l’esclavage vient transformer profondément la société guadeloupéenne. À cette époque, les anciens esclaves reçoivent un nom de famille. C’est ainsi que le nom LANDRE apparaît et sera transmis aux générations suivantes.
Avec son épouse Laurence Berly, née en Afrique, Théodore Landre fonde une famille dont les descendants formeront plusieurs branches. Parmi ses enfants figure Alcindor Landre, qui perpétuera la lignée et donnera naissance à une nouvelle génération nombreuse.
Au fil des années, les descendants d’Alcindor Landre s’agrandissent et la famille se développe. Parmi ses enfants se trouve Romulus Landre, qui, avec plusieurs de ses frères, participera à une étape importante de l’histoire familiale.
À une époque où les possibilités de travail étaient limitées, plusieurs frères LANDRE quittent Les Abymes pour se rendre vers d’autres communes de la Guadeloupe afin de trouver du travail, notamment dans les activités agricoles et les usines liées à la canne à sucre. Certains d’entre eux s’installent à Sainte-Rose, où ils construisent leur vie et fondent leurs familles.
Cette migration marque un moment important dans l’histoire des LANDRE. Elle témoigne du courage, de la solidarité et de la volonté d’avancer qui caractérisent les différentes générations de la famille.
Au fil du temps, les descendants de Théodore Landre se sont établis dans plusieurs communes de Guadeloupe et parfois au-delà. Les différentes branches familiales se sont développées, chacune contribuant à enrichir l’histoire commune.
Aujourd’hui, les descendants de Théodore Landre continuent de faire vivre cette mémoire à travers les rencontres familiales, la transmission des souvenirs et les projets destinés à préserver l’histoire de la famille LANDRE et de ses alliés.